Brexit: les Européens refusent de sacrifier leurs pêcheurs

Annick Girardin
: «
Jusqu’à aujourd’hui, le Royaume-Uni a fait des propositions inacceptables
».
Annick Girardin : « Jusqu’à aujourd’hui, le Royaume-Uni a fait des propositions inacceptables ». - afp

L’UE et Londres se tiennent par la barbichette, ces jours-ci, dans la négociation sur les contours de leurs relations futures. Le négociateur européen, Michel Barnier, a tenté de faire comprendre cette semaine aux Etats membres qu’il allait falloir lâcher du lest sur la pêche, alors qu’initialement, l’UE exigeait de conserver le même accès aux eaux britanniques. Pour Londres, cette question avait été un enjeu de la campagne pour le référendum sur le Brexit, et donc une ligne rouge.

L’un des deux camps va donc devoir céder : à ce stade, Londres n’offre pas non plus de garantie sur le fait qu’il mènera ou non une concurrence loyale à l’Europe continentale (en détricotant ses normes sociales, environnementales, en arrosant ses entreprises d’aides publiques alors qu’elles sont hyperencadrées dans l’UE). Il faut du mouvement sur l’un de ces deux dossiers pour mécaniquement débloquer le second.

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