La rhétorique anti-précautions

La rhétorique anti-précautions
BELGA.

Qu’on se rappelle ces banques qui, au vu et au su des autorités, encourageaient les ménages à placer leur épargne au Luxembourg pour se soustraire à l’impôt mobilier (les fameux « coupons » que l’on allait toucher lors d’un aller-retour express). Que l’on pense à ces indépendants qui nous proposent de ne pas établir de facture pour nos réparations, et à qui nous disons oui de manière à ce que chacun y gagne – sauf le fisc, c’est-à-dire la solidarité. Ou à ces lois successives de régularisation fiscale, DLU et autres, qui sont pour les cyniques un encouragement à la fraude. A Bruxelles, depuis une dizaine d’années, il n’y a plus de dimanche sans voiture qui soit réellement sans voiture : elles circulent, moins vite et beaucoup moins nombreuses, mais elles circulent. De même, pendant le confinement, les policiers s’abstenaient souvent de demander aux passants pourquoi ils étaient dans la rue. En Belgique, les autorités préfèrent convaincre et susciter l’adhésion que contraindre et manier la répression.

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