Professeur décapité en France: la double emprise de la gauche et de la droite

Dimanche dernier, à Strasbourg (photo) et dans d’autres endroits de l’Hexagone, des citoyens sont venus témoigner de leur émotion après l’assassinat de Samuel Paty.
Dimanche dernier, à Strasbourg (photo) et dans d’autres endroits de l’Hexagone, des citoyens sont venus témoigner de leur émotion après l’assassinat de Samuel Paty. - AFP.

Quand des Tchétchènes islamistes radicalisés (plusieurs centaines d’entre eux se rallièrent à Daesh et allèrent combattre en Syrie) menaient un combat implacable et atroce contre les Russes (qui, eux-mêmes, ne reculaient devant aucune exaction répressive), ils étaient, manichéisme oblige, considérés en Occident comme des héros.

Dès lors que l’un d’eux, radicalisé lui aussi, frappe en France (ce n’est pas la première fois) et de façon de nouveau atroce, la figure du Tchétchène héroïsé laisse soudain la place à celle du Tchétchène barbarisé. Au point que, me trouvant ce samedi dans un îlot de la France profonde (en l’occurrence Colombey-les-Deux-Eglises), je suis tombé sur deux personnes fort placides qui m’ont lancé, l’un : « ce qu’il nous faudrait, en France, c’est un Poutine ! » et l’autre : « nous aurions besoin d’une bonne dictature ! ».

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