Le rêve brisé des employés de General Motors malgré la promesse de Trump

L’usine General Motors, à l’entrée de Lordstown, est vide depuis qu’elle a fermé en 2019, malgré les promesses de Donald Trump de la sauver.
L’usine General Motors, à l’entrée de Lordstown, est vide depuis qu’elle a fermé en 2019, malgré les promesses de Donald Trump de la sauver. - Jean-Cosme Delaloye

Les feux de circulation à l’entrée de Lordstown se balancent comme des âmes en peine sous les bourrasques d’un vent frais. Dans la grisaille d’un matin d’octobre, le ciel bas souligne la tristesse du spectacle offert par le parking désespérément vide et envahi par les fougères de l’ancienne usine General Motors (GM). Malgré les promesses de Donald Trump en 2016 de sauver la ville ouvrière du nord de l’Ohio, la dernière Chevrolet Cruze est sortie des lignes d’assemblage le 6 mars 2019.

La grève orchestrée par le syndicat United Auto Workers (UAW) n’a rien changé. Les plus chanceux ont été délocalisés dans d’autres chaînes de production de GM. D’autres, comme Frank Sarna, ont perdu leur emploi et sont restés échoués dans leur maison que Donald Trump leur avait conseillé de ne pas vendre.

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