20 ans en 2020: a-t-on affaire à une future «génération sacrifiée»?

20 ans en 2020: a-t-on affaire à une future «génération sacrifiée»?
Pierre-Yves Thienpont

La jeunesse n’est plus le même âge idéalisé qu’il y a quelques mois. Au pire, les jeunes sont sévèrement critiqués, dépeints en jouisseurs incapables de penser à leurs aînés plus exposés qu’eux au virus. Au mieux, ils sont épargnés par ces lourdes accusations mais tout de même plaints pour ce qu’ils ont à endurer dans un monde covidisé.

Peut-on pour autant parler de « génération sacrifiée » ? « En 2019, dans les mobilisations pour le climat, les slogans faisaient référence à un avenir volé », affirme Louise Knops, politologue (VUB). « Aujourd’hui, beaucoup de jeunes pourraient avoir l’impression qu’on leur vole leur présent : ces années très formatrices censées pour beaucoup servir d’élan optimiste… Au-delà, la crise promet des difficultés socio-économiques pour les années à venir et augure d’un monde potentiellement bouleversé, loin de celui que nous avons connu, nous, fait de séjours Erasmus, de voyages, de rencontres multiples… »

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