Quand certains Sud-Africains chantent «Tuez les Boers»

Une manifestation de Boer le 16 octobre à Senekal.
Une manifestation de Boer le 16 octobre à Senekal. - Reuters

Devant la barrière, les deux semaines qui se sont écoulées n’ont pas effacé les traces de sang séché qui entachent la pelouse. Gilly Scheepers s’agenouille et montre l’endroit où son employé Brendin Horner a été assassiné. Etranglé, puis poignardé. « C’était un jeune garçon très bien élevé et travailleur, un super petit gars », décrit doucement le fermier. La plupart des agriculteurs des environs de la petite ville de Senekal connaissaient Brendin Horner. Il était l’un des leurs. Et il est décédé alors qu’il n’avait que 22 ans. Tué par des voleurs de bétail, suppose Gilly Scheepers.

Jamais l’Afrique du Sud n’avait autant débattu des assassinats de fermiers que depuis ce crime. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place, et le président Cyril Ramaphosa a promis de l’aide. « Pourquoi seulement maintenant ? », se demande Gilly Scheepers. Après tous ces morts.

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