À Bruxelles, la culture à l’arrêt entre colère et solidarité

A la Centrale, les œuvres de Xavier Noiret-Thomé et Henk Visch s’ennuient déjà sans visiteurs.
A la Centrale, les œuvres de Xavier Noiret-Thomé et Henk Visch s’ennuient déjà sans visiteurs. - Philippe De Gobert

À Bruxelles, dès ce lundi, c’est la totalité du secteur culturel qui est à nouveau à l’arrêt jusqu’au 19 novembre. La décision de la Région bruxelloise a surpris tous ceux qui pensaient que celle-ci allait s’aligner sur les mesures annoncées la veille en Wallonie. « Je suis furieux », lâche Peter de Caluwe, directeur du Théâtre royal de la Monnaie. « De quel droit ce gouvernement prend-il des décisions, sans aucune concertation, pour des institutions qui ne dépendent nullement de ses compétences et dont il ne connaît rien ? C’est tout simplement une manière de surréagir car ils n’ont rien fait durant tous ces derniers mois. Nous, nous avons pris nos responsabilités : annulations, reports, aménagement des salles, mesures de sécurité, réduction du nombre de spectateurs, protocoles mis en place avec les avis de toutes les autorités concernées. On a fait preuve d’une connaissance complète de notre métier et de nos responsabilités. Et là, ils démolissent tout d’un seul coup. »

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