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Le médecin intensiviste: «La mort est parfois inéluctable et nous devons l’accepter»

A côté des patients atteints du coronavirus, Patrick Biston veille également des malades hospitalisés en soins intensifs pour d’autres pathologies.
A côté des patients atteints du coronavirus, Patrick Biston veille également des malades hospitalisés en soins intensifs pour d’autres pathologies. - Pierre-Yves Thienpont.

Les couloirs du CHU Marie Curie de Lodelinsart (Charleroi) sont presque déserts. Tout au plus y croise-t-on par intermittence une infirmière, un soignant, le visage masqué. Seul le regard exprime une émotion, les paupières se plissant comme une bouche qui sourit. Le dédale conduit au bureau du Dr Patrick Biston, chef de l’Unité de soins intensifs (USI), à l’étage -1.

A 56 ans, ce spécialiste de la médecine interne (ULB) partage ses longues journées entre la coordination des services de Marie Curie et de l’hôpital Vésale (Montigny-le-Tilleul), et la médecine de première ligne. A Lodelinsart, où il est arrivé vers 7h30, il enchaîne les étapes, immuables. A commencer par le contact avec le personnel soignant qui a veillé. « Je m’informe afin de savoir où se situe chaque patient et s’il y a eu des entrées durant la nuit », explique-t-il. Et celle-ci a amené un patient de plus en soins intensifs. « On regarde également qui va pouvoir quitter le service et ce que la journée nous réserve. »

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