Avec la mort d’Alain Rey, la langue française perd son linguiste en chef

Avec la mort d’Alain Rey, la langue française perd son linguiste en chef
AFP.

On avait l’habitude de voir ce personnage dans les émissions littéraires, cheveux blancs et un peu fous, look soigné mais un peu dépareillé, une sorte de Professeur Tournesol à l’œil pétillant et au sourire ironique. Alain Rey était devenu « la » référence de la langue française, à qui on faisait appel pour débroussailler les incongruités, les polémiques, les disputes linguistiques qu’il résolvait d’ailleurs toujours avec bon sens, érudition et talent. Pour Alain Rey, foin des canons de la langue, c’était la vivacité de la langue qui comptait, sa modernité. Grâce à lui, des mots de verlan et des mots régionalistes ont eu l’honneur des dictionnaires. Sans lui, il n’y aurait pas eu de belgitude, de gayole, de fricadelle, de prépension ou de brol dans le Petit Robert.

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