Coronavirus – «La vie devant toi, jour 94»: le cache-nez

Les masques ou cache-nez fashion du créateur allemand Wolfgang Schinke s’exposaient en avril à Krefeld, dans l'ouest de l'Allemagne.
Les masques ou cache-nez fashion du créateur allemand Wolfgang Schinke s’exposaient en avril à Krefeld, dans l'ouest de l'Allemagne. - AFP

L’autre jour, il s’est passé un truc incroyable.

C’est une amie qui a dit « cache-nez » à la place de « masque ». « Ben quoi, c’est un cache-nez, non ? Je trouve ça plus joli. Un petit mot désuet qui fait oublier ce que c’est, à quoi ça sert, tout ça. »

D’habitude, c’est interdit. On nous a toujours répété qu’il faut appeler un chat, un chat. Que c’est puéril, que c’est ridicule de dire « J’aime bien les gros lolos (ou les gros zizis) » juste pour ne pas sombrer dans le vulgaire. Qu’il ne faut pas avoir peur des mots.

Peut-être, oui, mais « d’habitude », ça ne veut plus rien dire du tout. D’habitude est parti en voyage il y a sept mois, comme ça, du jour au lendemain, il n’est pas encore rentré et on ne sait pas du tout où il se trouve, ni si on le reverra – ou si on la reverra, d’habitude est peut-être féminine. Bref, on a appris à vivre sans. A l’oublier. Et à s’adapter.

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