«Le lecteur est infiniment jardinier»

Carole Martinez laisse le rêve l’envahir. Et envahir ses histoires.
Carole Martinez laisse le rêve l’envahir. Et envahir ses histoires. - F. Mantovani.

entretien

La narratrice des Roses fauves s’installe dans un village de Bretagne, pour écrire un nouveau roman. Elle y fait la connaissance de Lola. Elle tient la poste, Lola, elle boîte, elle se sent laide, son père lui a toujours crié « Boiteuse », elle s’enferme dans cette injure. Et son seul horizon est son jardin. Elle accueille néanmoins l’écrivaine avec sympathie. Et lui raconte les cœurs cousus qui ornent son antique armoire. Des cœurs de tissu pleins de papiers où les femmes, quand elles sentaient le temps de mourir, écrivaient leurs secrets, avant de les recoudre et de les confier à leur fille aînée, avec interdiction de les ouvrir. Lola en a trois, de ces cœurs. Mais l’un d’eux, celui de sa grand-mère, trop plein sans doute, a craqué et expulsé ses papiers, ses secrets.

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