En Côte d’Ivoire, une élection contestée avant même la tenue du scrutin

Candidats et figures politiques se renvoient dos à dos mais ont semble-t-il déjà allumé la dangereuse allumette qui pourrait de nouveau faire flamber le pays.
Candidats et figures politiques se renvoient dos à dos mais ont semble-t-il déjà allumé la dangereuse allumette qui pourrait de nouveau faire flamber le pays. - AFP

Au volant de son taxi défoncé, Richard, peste face à la longue file de voitures qui se forme de manière inhabituelle sur l’un des grands axes de la ville en pleine après-midi. « Je ne sais pas ce qu’il y a depuis trois jours, la journée c’est bouché, et le soir, il n’y a personne en ville, on n’arrive pas à travailler correctement ! Je pense que les gens se pressent de faire leurs affaires en journée pour ne pas trop traîner le soir. » Non, il n’ira pas voter : Richard, 39 ans est Ghanéen. D’ailleurs, il aurait aimé éviter cette période difficile et rentrer à Kumasi, sa ville d’origine, mais les frontières terrestres entre les deux pays sont toujours fermées à cause des restrictions de mouvements liées au COVID-19 depuis le printemps. « Je vais éviter de travailler samedi et après on verra en fonction de l’atmosphère, en attendant, je vais rester tranquillement chez moi ».

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