«Seul avec un chat, j’ai accueilli un petit garçon»

«Seul avec un chat, j’ai accueilli un petit garçon»

Un témoignage recueilli par Catherine Makereel

Ma vie a basculé à cause du coronavirus car j’ai accueilli Noé (prénom d’emprunt) plus vite que prévu. J’avais entamé le processus (avec un service d’aide à la jeunesse qui confie les enfants placés par le juge à des familles d’accueil, NDLR). Je lui avais déjà rendu visite quelques fois au foyer, nous avions fait quelques activités ensemble et Noé devait passer sa première nuit chez moi à Pâques, avant de s’installer définitivement une semaine après.

À cause du confinement, Noé est arrivé chez moi, de façon permanente, trois semaines plus tôt. Normalement, on se prépare petit à petit mais là, d’un coup, on était ensemble 24h/24 et on ne pouvait même pas sortir. On a accéléré les choses parce que, à cause du confinement, le foyer devait réduire ses effectifs et Noé risquait d’être trimballé ailleurs. On aurait perdu le mince lien déjà construit. Comme les premiers contacts s’étaient bien passés, ça nous semblait plus constructif de faire un grand pas en avant plutôt que des petits pas sur le côté.

Moi qui étais seul avec un chat, je me suis retrouvé avec un petit garçon plein de vie et lui qui vivait avec un groupe d’enfants s’est retrouvé seul avec un adulte. La chambre n’était même pas encore arrivée et, à cause du confinement, les magasins fermaient mais grâce à mes contacts, j’ai eu un lit d’enfant à prêter. Le changement a été radical mais ça s’est finalement bien passé. Le confinement a même renforcé notre lien. Depuis, le placement a été confirmé par le juge. En fait, c’est le chat qui a eu le plus de mal à s’adapter mais maintenant, il dort sur le lit de Noé. »

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