Quand dire au revoir à un défunt devient un combat

© Pierre-Yves Thienpont.
© Pierre-Yves Thienpont.

Faire son deuil. Nombreuses sont les familles qui ont perdu un proche depuis le début de la pandémie, en mars, et n’ont pas encore réussi à franchir cette étape. Les circonstances de la mort ont été brutales et floues. La suspicion de covid a empêché de dire un dernier au revoir. A l’hôpital, dans le home ou au funérarium. Pour certains, ces plaies béantes mettront du temps à se cicatriser.

« Depuis le début, on se retrouve au funérarium face à des gens totalement perdus, désemparés », commente Claude Debources, administrateur-gérant de Funéralys, l’association des pompes funèbres indépendantes. « Il arrive qu’une seule personne soit présente pour accompagner le défunt. C’est comme si on avait oublié qu’il y avait de l’humanité dans ces moments. Vu les circonstances, des familles achètent des cercueils low cost puisque personne ne peut assister aux funérailles. Comme si le défunt avait moins de valeur à cause du covid. On a créé un refus de déni de deuil. »

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