Carnet de bord de l’urgentiste: «C’est épuisant d’entendre certains comparer la situation à une vague de grippe»

Alexandre Ghuysen: «On a un Monsieur qui est là depuis neuf jours, cela crée un attachement inhabituel.»
Alexandre Ghuysen: «On a un Monsieur qui est là depuis neuf jours, cela crée un attachement inhabituel.» - D.R.

Depuis quelques jours, on a l’impression que la situation se stabilise légèrement dans notre hôpital. Avec l’aide des militaires qui ont ouvert des lits au Bois de l’Abbaye (un autre hôpital liégeois, NDLR), grâce aux transferts, puis on s’est également amélioré dans les procédures de sorties. Mais comprenez bien : on continue à avoir beaucoup d’admissions, c’est juste leur rythme de croissance qui ralentit. Psychologiquement, c’est important. Ça nous permet d’entrevoir le point d’équilibre entre les entrées et les sorties de l’hôpital. C’est-à-dire sortir de l’angoisse actuelle d’être un jour totalement submergés, et avoir tellement de malades qu’on serait incapables de tous les soigner, comme ce fut le cas en Lombardie. On n’en est heureusement pas là.

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