Denis Lavant: «Jouer est une quête infinie et me sauve de moi-même»

Avec des dialogues empruntés à Louis-Ferdinand Céline et un titre issu d’un poème de Rimbaud, « Mauvais sang », de Léos Carax, propulse  le jeune Denis Lavant dans la lumière du cinéma en 1986.
Avec des dialogues empruntés à Louis-Ferdinand Céline et un titre issu d’un poème de Rimbaud, « Mauvais sang », de Léos Carax, propulse le jeune Denis Lavant dans la lumière du cinéma en 1986. - D.R.

Dans le petit salon d’un hôtel chic mais discret d’Ixelles, Denis Lavant (Les amants du Pont-Neuf, La partie d’échecs, Un long dimanche de fiançailles, Holy Motors si on ne cite que le pan cinéma) ressemble étrangement à Jacques Dufilho. La veille, il était sur la scène du National pour un Midi de la poésie avec un texte hommage au mime Marcel Marceau. Juste avant de rejoindre un plateau de cinéma à Lyon pour un premier long-métrage avec Niels Schneider. Tout de noir vêtu, affichant sa fantaisie singulière dans l’assortiment et la superposition des étoffes, bonnet vissé sur la tête, le visage marqué par mille vies mais éclairé par un enthousiasme non feint à parler scène, comédie, théâtre, jeu, Denis Lavant, 59 ans, revient sur les moments forts de sa carrière théâtrale et cinématographique même s’il n’aime pas ce mot. Avec, en appui, la sortie de son livre, Échappées belles, mieux qu’une biographie, un magnifique autoportrait poétique.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct