Le carnet de bord de l’urgentiste: «Sous respirateur, mon collègue a été perturbé par les images qu’il voyait»

Alexandre Ghuysen.
Alexandre Ghuysen. - D.R.

On a encore beaucoup de travail mais cela devient plus calme. Cependant, comme lors de la première vague, le moment de la décrue génère de nouveaux problèmes : quelles unités ouvrir en premier ? Que faire des transferts qui se rétablissent ? Derrière tout cela, il y a évidemment des cas individuels.

J’aimerais d’ailleurs parler de l’expérience d’un de mes collègues, un urgentiste, ancien anesthésiste, qui a été hospitalisé aux soins intensifs et vient d’en sortir. Son hospitalisation avait affecté toute l’équipe car c’était une éminence dans notre service. Je suis allé lui rendre visite aujourd’hui et il m’a raconté toutes les étapes par lesquelles il est passé. Il connaissait évidemment l’univers des soins intensifs comme médecin mais pas comme patient. Il m’a d’abord parlé du moment où il a appris qu’il était positif, ce que les Américains nomment le “Oh shit moment”. Comme il avait plus de 60 ans, cela le tracassait et il a commencé à réaliser son état.

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