C’est du belge: «c’est écrire qui me tue / dix poèmes chaque jour»

Jean-Claude Pirotte: «qui sait ce qu’est la poésie / pas moi pas moi j’ose le dire.»
Jean-Claude Pirotte: «qui sait ce qu’est la poésie / pas moi pas moi j’ose le dire.» - Ulf Andersen/Sipa.

Les derniers vers sont dans le ton de ce qui précède : « souffler le chaud / souffler le froid / c’est un défaut / mais ça me va ». Ils sont aussi un crève-cœur, car après ces mots du quarantième carnet ouvert par le poète le 6 février 2014 à Namur, Jean-Claude Pirotte n’écrira plus. Il se contentera de mourir, trois mois et demi plus tard. La mort, il y pensait : dans Je me transporte partout, il dialogue avec elle, l’interpelle, en amie-ennemie dont il finit par se faire une complice, pour le temps qui reste : « la mort la mort la mort la mort / voici donc un octosyllabe / je ferai l’amour à la mort / on le dit mais on se délabre ».

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