Carnet de bord de l’intensiviste: «Il nous manque, notre métier habituel…»

Sabrina Joachim.
Sabrina Joachim. - D.R.

La pression sur les soins intensifs reste énorme, chez nous. Toujours aucune diminution de la charge de travail. Alors on continue à organiser des transferts… et c’est toujours aussi mal vécu par les familles comme par les soignants. C’est une décision très impopulaire. Aujourd’hui, c’était vers Anvers. Rationnellement, tout le monde comprend bien l’intérêt du transfert. Mais émotionnellement, savoir qu’un de ses proches va se retrouver à des centaines de kilomètres, c’est difficile à vivre. Si les familles pouvaient s’y opposer, elles le feraient. On se rend bien compte de cette difficulté, mais on n’a pas le choix : il faut transférer les patients les plus stables pour récupérer des lits, et sauver davantage de vies.

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