Coronavirus: la peur du « glissement» social

Coronavirus: la peur du « glissement» social

J’ai trouvé un travail. J’ai trouvé un ami. Je ne tomberai pas dans le trou. » Cette phrase prononcée comme un mantra tisse la trame du film emblématique des frères Dardenne. Rosetta, cette jeune fille en perpétuel mouvement au prénom devenu le symbole d’une vie en mode survie. Rosetta, image de ces guerrières qui doivent recommencer chaque jour les mêmes gestes pour ne pas couler. Rosetta, incarnation de ceux et celles qui repartent inlassablement chaque matin à l’assaut du monde du travail. Rosetta, visage adolescent donné à la faillite d’une solidarité.

Aujourd’hui, Rosetta est Alysson. A la façon de l’ouvrière liégeoise d’alors, cette jeune coiffeuse aux cheveux rouges qui venait de réaliser son rêve en ouvrant son barber shop – « J’ai trouvé un travail, j’ai trouvé un ami, je ne tomberai pas dans le trou » – est devenue le symbole du désarroi de la crise du coronavirus.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct