Les services de renseignement belges multiplient les méthodes d’enquête intrusives

«En Belgique, la communauté du renseignement n’occupe pas la place qui lui revient», écrit le président du Comité R, Serge Lipszyc.
«En Belgique, la communauté du renseignement n’occupe pas la place qui lui revient», écrit le président du Comité R, Serge Lipszyc. - Le Soir / Mathieu Golinvaux.

Jamais les services de renseignement du Royaume de Belgique n’avaient mis en place autant de méthodes exceptionnelles d’enquête. C’est l’un des enseignements du rapport annuel 2019 du Comité permanent R – l’organe de contrôle des services de renseignement – présenté à la Chambre à huis clos vendredi et dont Le Soir et Knack ont pu prendre connaissance.

Ce rapport rend notamment compte du nombre de méthodes particulières de recherche effectuées par les services. Si le nombre total de méthodes particulières est stable par rapport à 2018, les méthodes dites « exceptionnelles », les plus intrusives et sensibles, ont bondi de 344 à 449 pour la Sûreté de l’Etat ; de 28 à 76 pour le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS, les renseignements militaires). Augmentation très nette. « Le Comité a l’intention d’interroger les services à cet égard afin de pouvoir interpréter ces chiffres en connaissance de cause », écrit le gendarme du renseignement.

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