Les nouveaux immigrants du coronavirus: «Nous n’avions plus de quoi vivre»

Les embarcations utilisées par les migrants pour rejoindre les îles Canaries.
Les embarcations utilisées par les migrants pour rejoindre les îles Canaries. - Reuters

Gala Sow était un homme heureux. Vif et dégingandé, il slalomait avec adresse entre les touristes qui remplissaient les rues de Saint-Louis. Il dirigeait une boutique où il vendait des bracelets, des colliers, des chaussures et des tenues africaines, et donnait des cours et des concerts de djembé, instrument de percussion populaire au Sénégal. Plusieurs de ses amis avaient émigré en Europe à la recherche de nouvelles opportunités, mais lui, il vivait relativement bien. Pendant la saison touristique, de décembre à juillet, il pouvait gagner jusqu’à 3 millions de francs CFA (environ 4.500 euros). Mais du jour au lendemain, tout a changé.

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