Célibs et covid: «C’est comme si l’Etat s’était invité dans mon lit»

Le parc est devenu seul lieu d’échange «acceptable» pour les rencontres «amoureuses».
Le parc est devenu seul lieu d’échange «acceptable» pour les rencontres «amoureuses». - REUTERS.

Fin 2020, et l’image décrite renvoie pourtant à la désuète « balade des promis »… La promenade au parc, devenu seul lieu d’échange « acceptable » pour les rencontres « amoureuses ». « C’est nul, souvent inconfortable, mais on n’a plus vraiment d’autres options. » Tous les célibataires – ils ont entre 24 et 35 ans – qui ont accepté de nous raconter comment ils ont vécu ces dix derniers mois de diète affective forcée, malmenés à travers un concept de « bulle familiale » qui, par définition, les lèsent, acquiescent : le seul moyen de rencontrer quelqu’un en « vrai » aujourd’hui, quand tous les lieux de vie sont fermés et en s’accommodant plus ou moins des restrictions imposées, c’est de lui donner un rendez-vous en extérieur après avoir discuté sur une application numérique. « Ah oui, il y a aussi le “date frites”, trop romantique… », ajoute Françoise*, 32 ans, avec une pointe d’humour, noir.

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