La capitale du Tigré est tombée, mais le CICR dénonce une situation dramatique

La capitale du Tigré est tombée, mais le CICR dénonce une situation dramatique
REUTERS.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, Prix Nobel de la paix, a annoncé le week-end dernier que Mekele, la capitale de la province du Tigré, était tombée aux mains des troupes fédérales et que les dirigeants du Front de libération du peuple du Tigré, qu’il qualifie de « junte », étaient en fuite. Il a aussi adressé des paroles de réconciliation à la population du Tigré, mettant le reste du pays en garde en garde contre toute tentative de représailles sur une base ethnique.

Est-ce à dire que la page soit tournée pour autant, alors que le Tigré avait défendu jusqu’au bout le principe d’une « fédération ethnique » et qu’Addis Abeba, dirigée par un Premier ministre d’origine oromo (les populations du Sud) et allié aux Amharas (le groupe dominant du temps de l’empereur Hailé Sélassié) souhaite manifestement reprendre la main sur l’Ethiopie, d’une manière plus centralisatrice ?

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct