La plupart des films de David Fincher mènent à «Citizen Kane»

Caméléon d’une aisance fascinante, Oldman a une puissance de jeu hors du commun.
Caméléon d’une aisance fascinante, Oldman a une puissance de jeu hors du commun. - D.R.

Faire un film sur un autre film est une chose. Faire un film sur le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre en est une autre. C’est un peu similaire au saut en parachute sans parachute. ça passe ou ça casse. Mais il y a des moments dans la vie où ce saut dans le vide est vital, et le sentiment vertigineux que cela suscite est un prodigieux appel d’air. Après dix longs-métrages en un peu moins de 30 ans, une soixantaine de clips musicaux et deux séries télé (House of Cards, Mindhunter), David Fincher était arrivé à ce point de nécessité absolue, avec la bénédiction de Netflix et de ses gros moyens. L’enjeu est de taille : se confronter à l’œuvre-choc de ses 12 ans. Affronter le film vénéré du père et s’emparer de son scénario. Développer le fait que mise en scène et écriture sont deux forces créatrices distinctes mais aussi essentielles l’une que l’autre. Opérer une mise en abyme de ses propres ambitions face au récit, aux images, à la place de la caméra, à la nécessité d’un plan, et rendre hommage. Une sorte d’exorcisme en somme.

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