Balkans: une page, historique et politique, se tourne au Monténégro

Milo Djukanovic, bras croisés, écoute le discours du nouveau Premier ministre, Zdravko Krivokapic, mercredi au Parlement de Podgorica: la fin de trois décennies de pouvoir...
Milo Djukanovic, bras croisés, écoute le discours du nouveau Premier ministre, Zdravko Krivokapic, mercredi au Parlement de Podgorica: la fin de trois décennies de pouvoir... - AFP

Trois mois, c’est le temps qu’il a fallu à l’hétéroclite opposition monténégrine pour former un gouvernement. Les divergences ne l’ont pas emporté car l’occasion était historique : mettre fin à 30 ans de règne du président Milo Djukanovic, l’homme fort de la « montagne noire ». Dans les Balkans, le résultat des élections législatives du 30 août dernier a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Malgré sa mainmise sur ce petit pays de l’Adriatique, le Parti démocratique socialiste (DPS) de Djukanovic a été rejeté dans l’opposition par les 413.000 électeurs.

Dirigeant autoritaire issu des arcanes de l’ancien parti communiste yougoslave, Milo Djukanovic a habilement su jouer des retournements d’alliances afin de tenir les rênes du Monténégro, depuis… 1991. Une longévité unique en Europe, plus discrète que celle d’un certain Alexandre Loukachenko.

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