Expo Roy Lichtenstein au BAM de Mons: la mécanique du rêve

Dans les années 60, pour ses paysages, Roy Lichtenstein expérimente comme jamais: bannière en feutre, applique et sérigraphie pour «Night Seascape» (1966) la grande pièce verticale réalisée en 20 exemplaires, sérigraphie sur Rowlux, matériau donnant une impression de mouvement pour «Moonscape» (1965), la pièce horizontale au premier plan, éditée en 200 exemplaires.
Dans les années 60, pour ses paysages, Roy Lichtenstein expérimente comme jamais: bannière en feutre, applique et sérigraphie pour «Night Seascape» (1966) la grande pièce verticale réalisée en 20 exemplaires, sérigraphie sur Rowlux, matériau donnant une impression de mouvement pour «Moonscape» (1965), la pièce horizontale au premier plan, éditée en 200 exemplaires. - Ville de Mons/Oswald Tir.

Avec ses couleurs franches et ses traits parfaitement nets, l’univers de Roy Lichtenstein est instantanément reconnaissable. Figure majeure du pop art, il a créé une œuvre unique, utilisant ou simulant les moyens mécaniques de reproduction afin de détourner à sa façon les icônes du rêve américain.

Au BAM, à Mons, l’exposition Roy Lichtenstein. Visions multiples explore cet aspect de son œuvre en se consacrant uniquement à ses gravures, estampes, sérigraphies et autres lithographies. Pas de peinture donc. On retrouve pourtant pleinement son univers. Surtout, on voit à quel point il maîtrisait les techniques qu’il imitait dans sa peinture.

C’est bien là, en effet, un des paradoxes de l’art de Roy Lichtenstein. Tandis que tout le monde s’acharne à mettre le geste de l’artiste en évidence, il veut au contraire le faire disparaître et revendique un style « aussi artificiel que possible ». Qui devient dès lors instantanément reconnaissable.

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