Budget européen: un mécanisme pour protéger des dérives qui se fera attendre

Les concessions faites aux Polonais et aux Hongrois pour leur faire avaler l’introduction d’un lien entre le versement des fonds européens et l’Etat de droit n’ont pas coûté cher.
Les concessions faites aux Polonais et aux Hongrois pour leur faire avaler l’introduction d’un lien entre le versement des fonds européens et l’Etat de droit n’ont pas coûté cher. - EPA.

Une victoire pour l’Europe, une victoire contre l’Europe. Qu’il parle à Bruxelles (en anglais, exceptionnellement) ou à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a le ton plus ou moins belliqueux. Mais malgré une nuit de plus sans sommeil, dans les cénacles européens, on reste lucide sur un fait : les concessions faites aux Polonais et aux Hongrois pour leur faire avaler l’introduction d’un lien entre le versement des fonds européens et l’Etat de droit n’ont pas coûté cher. Et Charles Michel, président du Conseil européen, s’est même assuré qu’ils ne pourraient pas obtenir mieux en jouant la montre, c’est-à-dire en traînant jusqu’à ce que les Portugais, sympathiques à leur position, prennent les rênes du Conseil de l’UE en janvier. Convié à Bruxelles par l’ancien Premier ministre belge, le dirigeant portugais, Antonio Costa, a assuré qu’il n’existerait aucun plan B.

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