Les «printemps arabes» dix ans plus tard, de l’émotion à la réalité

Des peuples se soulèvent contre la tyrannie. Ici le 23 octobre 2011 à Tripoli, en Libye, trois jours après l’assassinat par des rebelles de Mouammar Kadhafi, qui avait imposé sa main de fer sur le pays pendant 42 ans.
Des peuples se soulèvent contre la tyrannie. Ici le 23 octobre 2011 à Tripoli, en Libye, trois jours après l’assassinat par des rebelles de Mouammar Kadhafi, qui avait imposé sa main de fer sur le pays pendant 42 ans. - Suhaib Salem/RTR.

Récit

Couvrir le monde arabe a toujours été pour les journalistes un travail passionnant, riche en rencontres, en émotions, en découvertes. Mais aussi en désespérance, écœurement et accablement. L’univers dictatorial sous toutes ses formes dans tous ces Etats, voilà à quoi ressemblait en 2010 le monde arabe. Avec des nuances, bien sûr. Un Libanais jouissait d’une liberté supérieure à celle d’un Libyen, un Marocain pouvait s’estimer moins mal loti qu’un Syrien, etc. Mais, presque toujours et partout régnait ce que les Algériens appellent la « hogra », un mot intraduisible qui évoque cette sorte de mépris des dirigeants pour le peuple, avec une nuance d’injustice, une touche d’humiliation et un même fond d’oppression.

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