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Lettre du Brexit: Le fantôme de David Cameron

La chancelière allemande n’a jamais pardonné à David Cameron d’avoir retiré, en 2009, le parti conservateur britannique du Parti populaire européen, groupement de centre droit, au profit d’une association avec des partis cryptofascistes.
La chancelière allemande n’a jamais pardonné à David Cameron d’avoir retiré, en 2009, le parti conservateur britannique du Parti populaire européen, groupement de centre droit, au profit d’une association avec des partis cryptofascistes. - AFP.

L’histoire, il me semble, a commencé au supermarché Sainsbury de Ladbroke Grove. Au milieu de la foule des clients de la grande surface, une silhouette était apparue poussant son chariot. Les yeux bleu clair, le regard nerveux, le teint pâle, impeccable, la chemise blanche sans cravate et le costume bleu sombre : pas de doute, il s’agissait de David Cameron. Flanqué d’un garde du corps et d’un vigile, il faisait ses courses dans ce bastion pro-européen de l’ouest londonien classieux. Les clients avaient décidé d’ignorer le principal responsable de la débâcle du Brexit. Nous nous étions retrouvés face à face devant l’étal des tomates. Il ne m’avait pas accordé un regard.

Auparavant, l’auteur de ces lignes avait pris un café avec l’une de ses sources au Holland Park Lawn Tennis Club voisin. Mon interlocuteur m’avait confié que les membres boycottaient l’ex-chef du gouvernement qui ne trouvait pas de partenaire. Aux dernières nouvelles, le pestiféré a quitté le club de tennis.

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