Le récit des derniers jours de Diego Maradona

Le récit des derniers jours de Diego Maradona

Pour se rendre là où Diego est mort, il faut se laisser emporter par la circulation printanière de l’Avenida General Paz à Buenos Aires, en longeant la quatre-voies. Dans la chaleur brûlante des jacargandas en fleur (lesquels, à en croire les journaux et les télévisions n’ont jamais été aussi triomphants que cette année avec leur couleur pourpre sur un ciel de cobalt), cette voie mène à la route panamericaine, plus connue sous le nom de la 9. Neuf, presque dix, presque le «Diez». Et c’est une procession, un résumé tragique et accéléré de la vie de Diego Armando Maradona: nous passons devant le terrain de Gimnasia y Esgrima, son ultime aventure ici-bas, lorsque Diego n’était plus qu’un semblant d’entraîneur, incapable de se lever, déjà presque mourant, réduit à mimer des baisers. Nous contournons ensuite El Monumental, le stade ennemi qui sert de repaire au club de River Plate, le rival historique de Boca Juniors, l’un des grands amours de Maradona. Tout va vite, la circulation comme le temps.

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