Benjamin Coriat: «La pandémie était prévisible; et il y en aura d’autres»

Benjamin Coriat: «Les forces de destruction à l’œuvre sont telles qu’elles ne peuvent que susciter des levées en masse pour s’opposer à elles
Benjamin Coriat: «Les forces de destruction à l’œuvre sont telles qu’elles ne peuvent que susciter des levées en masse pour s’opposer à elles - DR.

entretien

La pandémie de SARS-Cov2 n’est pas une pandémie quelconque, un événement rare à l’image du fameux « cygne noir » ou de ces crises qui, comme on nous dit, ne se produisent qu’une fois par siècle. Elle confirme au contraire l’entrée dans une ère nouvelle, l’Anthropocène, dans laquelle les crises sanitaires et les dérèglements du climat constitueront le quotidien de l’humanité, explique l’économiste français Benjamin Coriat, dans La pandémie, l’Anthropocène et le bien commun (Editions Les Liens qui Libèrent). « Nous avions été prévenus : détruire la nature, c’est nous détruire nous-mêmes. Mais nous pouvons stopper cette folle entreprise : les solutions, on les a ! », assure ce professeur émérite de la Sorbonne et cofondateur du collectif des Economistes atterrés.

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