Augmenter la taxation immobilière, tout le monde en parle, personne ne le fait

Entre la vieille ferme renovée en habitation de luxe et la maison ouvrière agrandie et modernisée, les communes sont dans le brouillard pour percevoir un précompte immobilier en adéquation.
Entre la vieille ferme renovée en habitation de luxe et la maison ouvrière agrandie et modernisée, les communes sont dans le brouillard pour percevoir un précompte immobilier en adéquation. - D.R.

Tant à Bruxelles qu’en Wallonie, les communes ont décidé de partir à la chasse aux immeubles rénovés, mais dont le précompte immobilier n’a pas été adapté. Des maisons et appartements luxueux conservent parfois les niveaux de taxation d’un temps où ils n’étaient que vieille ferme ou maison ouvrière. Grâce à ces interventions, les communes et les Régions espèrent récupérer des recettes fiscales. Tout ceci ressemble un peu à un expédient, qui évite de prendre une mesure très impopulaire : revoir le cadastre fédéral, dont la dernière mise à jour (« péréquation ») est entrée en vigueur en 1980. Du côté des communes, on peste sur le fédéral, qui n’a jamais consenti à une nouvelle péréquation. Mais pourquoi ? Il faut y voir une nouvelle manifestation du système institutionnel belge. Le cadastre est en effet une compétence fédérale, mais toutes les recettes du précompte immobilier, perçu sur base du cadastre, sont versées aux Régions, aux provinces et aux communes. Pas un euro ne rentre dans les caisses fédérales.

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