Droit du travail: un chauffeur Uber requalifié en «salarié»

Uber estime que la flexibilité de ses chauffeurs et leur liberté de prester quand et pour qui ils le souhaitent font d’eux des indépendants.
Uber estime que la flexibilité de ses chauffeurs et leur liberté de prester quand et pour qui ils le souhaitent font d’eux des indépendants. - Belga.

Je me sens comme un esclave : je travaille de longues heures chaque jour, sous les ordres d’une application, mais je n’ai pas de quoi me payer un salaire à la fin du mois. »

Guillaume* est chauffeur indépendant, ou « limousine » comme on dit chez Bruxelles Mobilité, où il a obtenu sa licence il y a un peu plus de deux ans. Depuis novembre 2018, il « collabore » avec Uber, qui organise le transport rémunéré de citadins dans la capitale et un peu partout dans le monde. À ce stade, il n’a « plus rien à perdre », nous explique-t-il. « Mais peut-être, quelque chose à gagner ». À savoir : devenir salarié de la multinationale.

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