L’assaut du Capitole, «un ultime carnaval du réel» selon Milo Rau

«J’ai eu le sentiment que le Capitole perdait toute sa sacralité», confie Milo Rau.
«J’ai eu le sentiment que le Capitole perdait toute sa sacralité», confie Milo Rau. - Stephanie Keith/Reuters

Dans ses pièces, on croise des figures immédiatement reconnaissables, qu’on relie d’instinct à quelques grandes tragédies contemporaines. On pourrait citer en exemple celle d’Anders Behring Breivik, militant d’extrême droite et auteur à lui seul, en juillet 2011, de la plus grande tuerie qu’ait connu la Norvège. Dans une tout autre géographie, il y aurait les conjoints Ceausescu, dont le procès sommaire et l’exécution expéditive ont été crûment documentés par la télé d’Etat. Eux aussi ont irrigué une de ses œuvres, Les derniers jours des Ceausescu. On pourrait aussi parler du génocide rwandais, attisé par les appels à la haine de Radio Mille Collines. Se tourner encore vers les revendications des Pussy Riot, ou considérer enfin les actes monstrueux du pédophile Marc Dutroux.

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