Lior Refaelov, lauréat du Soulier d’or: «Je suis récompensé pour l’ensemble de mon œuvre»

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Coincé sur un parking, dans la limousine qu’il avait amenée du Bosuil en compagnie de son épouse, l’Israélien a eu le privilège de sortir le premier pour recevoir le trophée dans le froid, sous le regard légèrement envieux de ses dauphins, Raphael Holzhauser (Beerschot) et Paul Onuachu (Genk), également présents dans un véhicule de luxe.

Lior Refaelov, quels sentiments vous animent quelques minutes après le gain du Soulier d’Or ?

Franchement, mon cœur battait à un rythme incroyable au moment de l’annonce du résultat. Je savais que j’avais des chances mais j’étais particulièrement nerveux mais, au bout du compte, je suis extrêmement fier et heureux avec ce trophée.

À quoi le devez-vous ?

Je pense qu’en plus d’avoir livré de bons matchs, je suis aussi récompensé pour l’ensemble de mon œuvre, après avoir passé dix ans en Belgique. Je suis resté fort dans les bons comme dans les mauvais moments mais le plus important, bien sûr, c’est d’avoir grandement aidé mon équipe à remporter la finale de Coupe de Belgique en début de saison, pour ce qui constituait le match le plus important du club depuis bien longtemps. Je suis heureux d’avoir pu être décisif avec ce but contre Bruges, comme je l’ai été plusieurs fois cette saison. Ceci dit, je n’oublie pas mes équipiers : ils ont joué un rôle énorme dans ce trophée individuel, qui est évidemment le sommet de ma carrière d’un point de vue individuel. J’ai remporté des titres et des Coupes avec Bruges et l’Antwerp, j’ai marqué des buts importants mais ce sacre récompense mon travail et ma patience. Avec l’Antwerp, on connaît une passe difficile avec le départ de Leko et cette défaite catastrophique à Malines mais on a commencé une nouvelle histoire avec Vercauteren, qu’on a vu pour la première fois aujourd’hui et avec qui on a travaillé une nouvelle tactique. C’est un nouveau départ.

À 34 ans, vous êtes un des lauréats les plus âges de l’histoire. Vous comptez vous arrêter quand et où ?

Je ne sais pas encore, ce n’est pas une question de physique mais plutôt d’état d’esprit. Tant que je me sentirai bien comme c’est le cas actuellement, je continuerai. Peut-être encore deux ou trois ans, on verra. Pour ce qui est de la fin de ma carrière, retourner au Maccabi Haifa, le club de mes débuts, me plairait bien mais, entretemps, j’ai vécu 10 ans en Belgique, qui est un peu devenue ma seconde patrie. Je me sens bien ici.

N’est-ce pas étonnant de vous voir triompher avec l’Antwerp alors que vous avez joué aussi longtemps à Bruges ?

Quand j’étais au Club, je me sentais bien mais il y avait de sacrés concurrents. Certains ont gagné le trophée parce qu’ils étaient meilleurs, tout simplement, et je les en félicite. Ici, j’ai trouvé un nouveau défi dans un club où je me suis senti bien dès le premier jour, comme à Bruges d’ailleurs. Leko et moi avons énormément parlé pour trouver un poste avancé dans lequel je me sens bien et où je peux faire parler mes qualités offensives mais aussi jouer mon rôle de leader du vestiaire avec Haroun ou De Laet.

Quels ont été les meilleurs moments de votre saison ?

Le gain de la Coupe, forcément, mais aussi le fait qu’on ait proposé un football que les supporters anversois – qui m’ont d’ailleurs beaucoup manqué dans les gradins – n’avaient plus vu depuis longtemps. On a aussi gagné un derby important contre le Beerschot, rejoué en Coupe d’Europe pour la première fois depuis longtemps, en parvenant en outre à nous qualifier pour le tour suivant et à battre Tottenham. C’était une belle année.

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