«Lettre de la City»: grâce au coronavirus, ils sont devenus rois

«Lettre de la City»: grâce au coronavirus, ils sont devenus rois
Reuters

Un chef doit toujours être un poète. Il doit parler au nom des dieux, des génies et des esprits des morts », philosophait le sergent Learoyd, le mercenaire fou aux yeux gris, héros de L’adieu au roi de Pierre Schoendoerffer qui, dans la jungle de Bornéo, s’était taillé un royaume à sa mesure.

Les aventuriers des matières premières n’ont probablement pas cette ambition poétique, eux qui poursuivent leur chimère : devenir roi à leur tour. Contrairement au cinéma, les rêves d’empire se terminent parfois bien sur le terrain économique. La pandémie a permis aux grandes enseignes mondiales du négoce en matières premières d’enregistrer des bénéfices records. Les grandes sociétés de trading – Vitoil, Trafigura, Gunvor, Glencore ou Mercuria – ont su tirer profit à bon escient de l’énorme volatilité des prix depuis le printemps 2020, en particulier du pétrole et des métaux. Les revenus, qui ont doublé et parfois triplé lors de l’année écoulée, sont dans l’ascenseur.

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