Allemagne: l’armée est-elle infiltrée par les néonazis?

Des soldats des forces spéciales du KSK à l’entraînement près de Magdebourg: une unité d’élite très autonome qui vivait en vase clos depuis des années et dont la gestion de l’armurerie était plutôt hasardeuse.
Des soldats des forces spéciales du KSK à l’entraînement près de Magdebourg: une unité d’élite très autonome qui vivait en vase clos depuis des années et dont la gestion de l’armurerie était plutôt hasardeuse. - Photo d’archives DPA.

La soirée avait été bien arrosée. Pour distraire les 70 invités, on avait organisé des lancers de têtes de cochon sur fond de musique nazie. Les « copains » avaient même ramené une « fille » pour fêter le départ du chef de la 2e compagnie du KSK, l’unité d’élite de la Bundeswehr (armée allemande) chargée des interventions spéciales à l’étranger.

Une soirée qui remonte à 2017 mais qui a fortement éclaboussé la réputation d’une armée qui, par principe, s’interdit toute référence à la Wehrmacht (armée d’Hitler) et qui se revendique comme le « bouclier de la démocratie ». La « fille », choquée par la violence de cette beuverie, ira tout raconter à la police. L’enquête sur ce « pot d’adieu » entre militaires d’extrême droite mènera notamment au soldat d’élite Philipp S., lui aussi présent ce soir-là, dont le procès s’ouvre ce vendredi matin au tribunal de grande instance de Leipzig.

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