Sans carnaval, les artisans binchois craignent pour la transmission du savoir

Karl Kersten confectionne les costumes et chapeaux des Gilles. Depuis un an, il ne peut plus louer sa production.
Karl Kersten confectionne les costumes et chapeaux des Gilles. Depuis un an, il ne peut plus louer sa production. - Roger Milutin.

Reportage

Dans son petit atelier de couture délocalisé depuis plusieurs mois dans l’entrée de la grande maison familiale de Binche, Fanny Kersten manipule, comme à l’accoutumée, ses pièces de lin et de feutrine. A l’approche du carnaval, ce dimanche devrait être jour de soumonces. L’heure devrait déjà être à la fête. Mais après l’annulation des festivités pour raisons sanitaires, il n’en est rien. Dans son atelier, Fanny est seule. Le moral n’y est pas, mais elle refuse de baisser les bras. Pour se tenir en activité et tenter de faire rentrer quelques liquidités, elle se veut créative. Car le carnaval fait vivre la famille depuis cinq générations. Les morceaux de tissus qu’elle manipule sont plus petits mais ils lui tirent un sourire.

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