Les histoires d’amour contrariées de la science et du politique

Quelques-uns des scientifiques les plus renommés de l’époque ont participé à la fabrication de la bombe atomique qui rasera Hiroshima et Nagasaki de la carte durant l’été 1945.
Quelques-uns des scientifiques les plus renommés de l’époque ont participé à la fabrication de la bombe atomique qui rasera Hiroshima et Nagasaki de la carte durant l’été 1945. - Belga

En 1887, le jeune député Georges Clémenceau eut cette phrase célèbre : « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires ». Il ne se paya pas de (bons) mots : devenu président du Conseil en 1917, il imposera ses choix en matière stratégique à l’armée française.

L’aphorisme gagnerait-il à être élargi à d’autres domaines : la santé publique, par exemple ? Le débat autour du rôle des « experts » gravitant autour des décideurs politiques est en tout cas relancé en ces temps de pandémie (nos éditions de lundi). Que des scientifiques éclairent un ministre sur des matières techniques et dressent un état des lieux des connaissances, il ne se trouvera pas grand monde pour le critiquer. Que les experts se substituent aux politiques, ou que la science soit instrumentalisée au service de la politique, est plus discutable. L’histoire nous enseigne en tout cas que la confusion des rôles peut se révéler funeste.

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