Covid aidant, hygiène et confort font défaut sur les chantiers suisses

Certains préfèrent faire leur pause de la mi-journée dans leur voiture, sur le pouce mais au chaud.
Certains préfèrent faire leur pause de la mi-journée dans leur voiture, sur le pouce mais au chaud. - Yvain Genevay/Tamedia

Un bruit de succion accompagne les pas qui s’enfoncent dans la boue, tandis qu’une rafale de vent glacé nous pousse vers l’avant. Il faut décoller les bottes du sol gluant pour zigzaguer entre les tuyaux et les barres de fer dispersées, dans le désordre organisé du chantier. La neige puis les averses ont transformé le terrain en pataugeoire de gadoue. L’effet patinoire ne perturbe pas ce solide gaillard crotté jusqu’au col qui surmonte les obstacles flanqué d’une énorme poutre sur le dos. « Il ne fait pas assez froid pour arrêter de travailler. A -5 ºC, les équipements gèlent, et c’est chômage technique ! », rigole-t-il.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct