Les placements financiers sans risque, espèce en voie de disparition

Il y a 20 ans, le ministre des Finances présente le bon d’Etat comme «Le plus fidèle des placements». © Belga.
Il y a 20 ans, le ministre des Finances présente le bon d’Etat comme «Le plus fidèle des placements». © Belga.

C’était le placement « bon père de famille » par excellence, dans des temps qui paraissent aujourd’hui à des années-lumière. Le bon d’Etat belge n’offre plus aujourd’hui aucun rendement. Ce n’est pas nouveau, mais la crise n’a rien arrangé. « Aujourd’hui, même sur les bons à dix ans, on a encore des taux d’intérêt négatifs, à environ -0,3 %. Et sur le plus court terme, c’est encore plus négatif », commente Olivier Fumière, stratégiste chez Belfius. « On est dans une période qu’on qualifie souvent de “répression financière”, ajoute de son côté Xavier Timmermans, stratégiste aussi, chez BNP Paribas Fortis. « Même les obligations d’entreprise ont des rendements extrêmement faibles ». Tellement faibles que si l’on prend en compte l’inflation, la valeur du capital de départ n’est même plus garantie. Que faire dès lors, lorsqu’on souhaite faire fructifier tout de même un peu son argent sans trembler à chaque soubresaut du marché ? Soyons clairs, il n’y a pas de réponse miracle.

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