Carte blanche: Besoin urgent d’un récit positif et fédérateur sur le climat et l’environnement

Le Climate Adaptation Summit s’est tenu à l’initative des Pays-Bas les 25 et 26 janvier derniers.
Le Climate Adaptation Summit s’est tenu à l’initative des Pays-Bas les 25 et 26 janvier derniers. - AFP

Le gouvernement des Pays-Bas a récemment accueilli le Climate Adaptation Summit. La liste des participants était impressionnante : l’envoyé américain pour le climat, John Kerry, le patron des Nations unies, António Guterres, et Bill Gates ont zoomé. Le titre de l’événement a révélé une dure vérité : il est en fait trop tard pour prévenir la crise environnementale. Nous devons maintenant parler d’« adaptation » à une planète en mutation.

Les citoyens n’ont pas besoin de beaucoup de messages sombres supplémentaires pour savoir qu’il est trop tard. Un récent sondage des Nations unies a indiqué que deux tiers de la population mondiale considèrent le changement climatique comme une urgence mondiale. Il est donc grand temps que les dirigeants politiques rendent également justice à ce vaste courant de préoccupations et de craintes.

La crise environnementale, tout comme les mesures prises pour y faire face, risque également d’avoir un impact inégal sur les citoyens. Les manifestations des Gilets jaunes ont montré que cela exacerbe encore la polarisation sociale. Comment parvenir à une politique qui prenne enfin les risques au sérieux tout en préservant la paix sociale ?

Renforcer la démocratie

Notre société a un besoin urgent d’un récit positif et unificateur sur le climat et l’environnement. L’implication des citoyens dans la conception des politiques a un potentiel énorme à cet égard. Ce n’est pas seulement l’avis des meneurs d’opinion de gauche ; aujourd’hui l’OCDE et l’influent magazine The Economist plaident en faveur de la participation citoyenne comme moyen de renforcer la démocratie.

Un groupe de citoyens tirés au sort, représentatif de la diversité de la population totale, est informé par un large éventail d’experts. Ils entament ensuite une discussion les uns avec les autres. Hommes et femmes. Des jeunes et des retraités. Des gens des villes et des campagnes. Des travailleurs, des agriculteurs, des enseignants et des PDG. Leurs propositions politiques sont ensuite votées et/ou mises en œuvre par des politiciens élus. Ce n’est qu’en donnant à chaque catégorie de citoyens une voix à la table des discussions que nous pourrons créer un soutien suffisant pour les futures mesures environnementales.

La France et la Grande-Bretagne ont déjà organisé de telles conventions sur le climat. De nombreux partis politiques aux Pays-Bas ont inclus des initiatives similaires dans leurs programmes. Dans notre pays, une campagne pour un parlement citoyen sur l’urgence écologique est en cours. Qu’attend le gouvernement De Croo ? Préparons dès aujourd’hui le moment où les groupes pourront se réunir à nouveau. Ou bien quelqu’un a-t-il une meilleure idée pour inverser la spirale négative ?

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