Protection des données: l’APD, le chien de garde qui ne mord pas

Protection des données: l’APD, le chien de garde qui ne mord pas

Les libertés, c’est comme du dentifrice, une fois que ça sort du tube, ça n’y rentre plus jamais. » Elise Degrave, professeur de droit à l’UNamur, a le sens de l’image qui claque. En termes juridiques, « l’effet cliquet des droits fondamentaux » parle sans doute moins au citoyen lambda. Pour en mesurer la portée, il suffit d’imaginer que les mesures mises en place depuis mars dernier pour lutter contre le coronavirus (recueil massif de données via le traçage manuel, de données de vaccination…) risquent bel et bien de nous coller longtemps aux semelles. Avec des finalités d’usage floues pour une part de plus en grande de la population, mal à l’aise avec ces dispositions. Vais-je encore pouvoir prendre le train sans certificat de vaccination ? Contracter une assurance si l’on découvre mes « facteurs de comorbidité » désormais logés dans une banque de données Sciensano ? Aurai-je encore le droit à la vie privée, comme le prévoit l’article 22 de notre Constitution ?

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