Jacques Crickillon était un écrivain révolté

Jacques Crickillon. © René Breny.
Jacques Crickillon. © René Breny.

On l’appelait l’Indien de la Gare du Nord, d’après le titre d’un de ses livres, paru en 1985. Mais je ne crois pas l’avoir jamais vu sans son chapeau de cow-boy, qu’il ne quittait qu’en de très rares occasions. Autour de la table de délibération du Prix Rossel, par exemple, dont il fut longtemps un juré aux avis tranchés, fermes, mais tempérés par un humour assez sarcastique. L’homme l’était d’ailleurs, sarcastique. Dans ses attitudes, dans son franc-parler mais aussi dans ses œuvres. Qui résonnent souvent d’un rire profond, qui libère des gangues des respects convenus. La bienséance ne faisait d’ailleurs pas partie de ses préoccupations premières. Même dans ces lieux pénétrés qu’il hantait, comme le Conservatoire de Bruxelles, où il était professeur d’histoire et de littérature, ou l‘Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, dont il était membre depuis 1993.

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