Affaire Mawda: un autre regard sur le procès, «Jargew D., le prévenu que personne n’a entendu»

Affaire Mawda: un autre regard sur le procès, «Jargew D., le prévenu que personne n’a entendu»

Elles ont assisté à toutes les audiences, décortiqué les prises de parole, analysé la position physique des prévenus dans le tribunal, comparé les temps de parole, relevé certains symboles. Du procès consacré au décès de la petite Mawda, elles ont tout suivi, jusqu’au verdict rendu ce vendredi à Mons (lire ci-dessus). Au départ, ce travail d’observation de Kristin Rogghe, Marie-Aurore d’Awans et Pauline Beugnies devait seulement nourrir un spectacle prévu à l’automne au KVS, théâtre flamand à Bruxelles.

Pourtant, heurtées par ce qu’elles considèrent comme une inégalité de traitement entre les protagonistes, les jeunes femmes ressentent la nécessité impérieuse d’évoquer ce qui, d’après elles, n’a pas été entendu. « En comparant ce qu’on a vécu avec ce qui est sorti, on sentait qu’il y avait une histoire qui n’était pas du tout relayée », précise Kristin Rogghe. « Une déshumanisation des migrants qui se poursuivait jusqu’au tribunal. »

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