Face aux artistes, ne gaspillons pas la chance que nous donne cette crise

Face aux artistes, ne gaspillons pas la chance que nous donne cette crise
MICHEL TONNEAU.

Dans le débat sur le statut d’artiste, ce n’est pas une petite phrase qui retient aujourd’hui notre attention, mais un chiffre : 10.790 euros brut par an, telle est en moyenne la couverture sociale que nous offrons à nos artistes lorsqu’ils accèdent au statut Onem qui leur est dédié. Moins de 900 euros brut par mois. Oui, les 5.060 artistes belges intermittents qui ont la « chance » d’être protégés – alors qu’ils ne cessent de travailler mais sans être rémunérés – n’ont bénéficié en 2020 que d’une couverture sociale de 54,6 millions d’euros.

C’est l’angle mort de notre fédéralisme. Nous considérons trop souvent que la culture est une matière communautaire, et nous serions presque illusionnés par les montants que la Fédération Wallonie-Bruxelles lui consacre : 391 millions d’euros en 2019 (tout juste un peu plus que le budget RTBF…), complétés par une aide devenue vitale des Régions, provinces et communes.

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