Le livre fondateur de Leïla Slimani

Demandez à un écrivain de parler de son oeuvre de chevet... Question impossible, tant il y a de choix possibles. Leïla Slimani choisit pourtant: Crime et châtiment, de Dostoïevski. «Un immense choc, pour moi. Choc littéraire, philosophique, métaphysique. Cela m’a donné envie de me poser ces questions autour du mal. Pourquoi existe le mal? Que se passe-t-il dans la tête de celui qui commet le mal? Il y a dans ce livre l’idée aussi qu’on ne peut pas tout comprendre. Que la rationalité ne peut pas embrasser la totalité d’un être, d’une société, du monde, et qu’il y a toujours une part d’opacité, de mystère, chez les êtres humains. Il faudrait aussi parler de la beauté de la langue. La scène du meurtre est l’une des plus belles scènes qui ait jamais été écrites. Elle est tellement vivante que vous avez l’impression d’y assister visuellement, d’être dans la pièce, et de voir cette vieille mourir. En cela, c’est aussi un choc stylistique.»
Demandez à un écrivain de parler de son oeuvre de chevet... Question impossible, tant il y a de choix possibles. Leïla Slimani choisit pourtant: Crime et châtiment, de Dostoïevski. «Un immense choc, pour moi. Choc littéraire, philosophique, métaphysique. Cela m’a donné envie de me poser ces questions autour du mal. Pourquoi existe le mal? Que se passe-t-il dans la tête de celui qui commet le mal? Il y a dans ce livre l’idée aussi qu’on ne peut pas tout comprendre. Que la rationalité ne peut pas embrasser la totalité d’un être, d’une société, du monde, et qu’il y a toujours une part d’opacité, de mystère, chez les êtres humains. Il faudrait aussi parler de la beauté de la langue. La scène du meurtre est l’une des plus belles scènes qui ait jamais été écrites. Elle est tellement vivante que vous avez l’impression d’y assister visuellement, d’être dans la pièce, et de voir cette vieille mourir. En cela, c’est aussi un choc stylistique.»

Demandez à un écrivain de parler de son oeuvre de chevet... Question impossible, tant il y a de choix possibles. Leïla Slimani choisit pourtant : Crime et châtiment, de Dostoïevski. « Un immense choc, pour moi. Choc littéraire, philosophique, métaphysique. Cela m’a donné envie de me poser ces questions autour du mal. Pourquoi existe le mal ? Que se passe-t-il dans la tête de celui qui commet le mal ? Il y a dans ce livre l’idée aussi qu’on ne peut pas tout comprendre. Que la rationalité ne peut pas embrasser la totalité d’un être, d’une société, du monde, et qu’il y a toujours une part d’opacité, de mystère, chez les êtres humains. Il faudrait aussi parler de la beauté de la langue. La scène du meurtre est l’une des plus belles scènes qui ait jamais été écrites. Elle est tellement vivante que vous avez l’impression d’y assister visuellement, d’être dans la pièce, et de voir cette vieille mourir. En cela, c’est aussi un choc stylistique. »

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