La salle des pas perdus

La salle des pas perdus, monumentale, dominée par la coupole, 116 mètres plus haut.
La salle des pas perdus, monumentale, dominée par la coupole, 116 mètres plus haut. - Pierre-Yves Thienpont.

Pour rendre aux espaces intérieurs leur prestige d’antan, il faudra, au moins, dix années et cent millions supplémentaires (deux estimations jugées franchement minimalistes par tous les acteurs). Un chantier colossal : 40.000 mètres carrés, répartis sur dix-huit niveaux. Pourtant, quand on entre dans la salle des pas perdus, le premier regard n’est accroché que par la splendeur. La coupole semble inaccessible (116 mètres quand même), le marbre impressionne, le chuchotement s’impose naturellement. « Cela dit quelque chose de la place du judiciaire dans l’Etat, analyse Jean de Codt. En Belgique, contrairement à la France, la révolution se fait pour les juges, que l’on considère comme la meilleure garantie contre la tyrannie. Le Palais, avec sa force, son emplacement, sa monumentalité, exprime tout cela, il dit l’importance des libertés fondamentales. »

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