Gran Canaria: «L’ouverture de nos hôtels aux migrants a bouleversé nos vies»

Unn Tove Saetran étreint l’un de ses hôtes.
Unn Tove Saetran étreint l’un de ses hôtes. - Javier Bauluz

Au volant d’un SUV Mercedes, Calvin Lucock se rend à vive allure à l’un des quatre hôtels de sa société basée à Porto Rico, l’une des zones les plus touristiques du sud de Gran Canaria. Une urgence s’est présentée : un de ses hôtes nécessite de l’aide. L’heure du couvre-feu est proche ; il n’y a pas âme qui vive dans les rues et les lumières de la plupart des complexes hôteliers, d’ailleurs vides, restent éteintes. Aux côtés de Lucock, un Anglais corpulent et d’apparence sérieuse, se trouve son épouse, la Norvégienne Unn Tove Saetran, propriétaire de trois restaurants, une femme de 51 ans enveloppée dans un imperméable vert dont les yeux n’ont de cesse de briller ces derniers temps. Après s’être garés et avant même d’avoir eu le temps de franchir la porte, plusieurs enfants maliens sont déjà accrochés à leurs jambes, un Marocain leur donne des nouvelles et un groupe de Sénégalais les saluent depuis leur balcon. Cela fait maintenant cinq mois que la vie du couple fonctionne à l’envers.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct